Jacques Brel – Amsterdam

Publicado: 24 marzo, 2011 en Uncategorized

Creo que Jacques Brel conoció Amsterdam cuando no era un parque temático dedicado a los porros y las putas. En su época, parece ser, era un magnífico puerto donde se daban cita personas de todas clases y los marineros llegados de los cinco continentes pululaban por doquier.

La canción que Brel le dedició a este trasiego de barcos tiene varias peculiaridades. La primera es que no existe ninguna grabación de estudio. La versión “oficial” del tema se encuentra en un disco en directo, Enregistrement Public à l’Olympia 1964. La segunda es que eso no impidió que se convirtiera en un tema icónico de este cantante. Y la tercera es que está basada en Greensleeves, pero no se nota demasiado (menos mal).

Lo malo de ser un cantante belga es que es difícil darse a conocer. Sus canciones, aun gozando de popularidad en el mundo francófono, no alcanzaron nunca un auténtico éxito comercial. Sin embargo, sí se popularizaron en versiones en inglés, cantadas por artistas tan dispares como Judy Collins, David Bowie, Ray Charles, John Denver, The Dresden Dolls, Nina Simone, Frank Sinatra, Dusty Springfield, Nirvana, Brian Molko

Brel, además, fue un actor afamado en su época, era piloto de aviones y capitánd e barco. Emprendió la vuelta al mundo, incluso, pero al llegar a la Polinesia decidió quedarse allí, hasta su muerte. Fue enterrado en el mismo cementerio que Paul Gauguin, uno al lado del otro, casi.

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d`Amsterdam
Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le coeur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D`un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s`entendre rire
Jusqu`à ce que tout à coup
L`accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu`en pleine lumière

Dans le port d`Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d`Amsterdam
De Hambourg ou d`ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d`Amsterdam
Dans le port d`Amsterdam.

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